Vendredi 5 Juin
R. FEDERER/J. M. DEL POTRO
3-6 7-6 2-6 6-1 6-4
Q. Roger félicitations.
R. Merci.
Q. Etait-ce vraiment bien tendu sur le court ?
R. Oui, c’était très tendu, sans aucun doute. Vraiment, il est venu très fort sur le terrain, avecses services, notamment, la façon dont il plaçait ses coups, notamment en coupdroit.
Parfois, il peutl ouper un coup droit, mais ce n'était pas trop le cas aujourd'hui.
Il y avait de la pression sur moi, et puis je pense que, de fond de court, il servait mieux déjà. Il jouait bien fond de court. Il menait la danse, jusqu'au deuxième set.Là, j'ai réussi à passer
grâce au tie-break. Il n'y avait pas eu beaucoup d'occasions à saisir.
Heureusement, mon service s'est amélioré au cours du match. Après le deuxième set que j'ai engrangé, je savais que cela pouvait tourner en ma faveur. Plus long serait lematch, plus j'aurais
confiance en mes capacités mentales et physiques, c'est-à-dire de faire tourner le cours du match. Généralement, dans une situation tendue,j'arrive à m'en sortir, et j'y suis parvenu encore une
fois.
Q. Roger, autrefois, tu as parfois manqué des amorties. Là, par contre, cela a très bien marché. Dans les deux derniers sets, on a vu des points assez athlétiques, et cela a joué en ta
faveur.
R. Oui, en effet, lesconditions étaient telles qu'il y a eu un ralenti au cours du quatrième set,lorsque le ciel s'est couvert. Il y a eu des nuages et cela m'a peut-être aidé,c'est vrai. En plus,
lui rentrait plus dans ses services, mais cependant, si je réussissais à le breaker, avec des échanges plus longs, ça tournerait en ma faveur. C'est exactement ce qui s'est passé. J'ai joué de
façon plus cohérente,constante, j'ai bien varié mon jeu. J'ai utilisé en effet des amorties. C'est un coup absolument important pour moi, l'amortie.
Q. Roger, tu as eu un énorme match contre Acasuso,ensuite un autre, encore un autre aujourd'hui... Est-ce encore plus une satisfaction pour toi, cette année, d'être en finale, étant donné tous
lesmatches difficiles que tu as eus avant la finale ?
R. Oui, bien sûr.C'est toujours bon de se sortir de matches très difficiles, il y a plusd'émotion, plus de satisfaction, même si, bien sûr, j'adore les matches quej'arrive à dominer complètement, à
dominer sur l'adversaire. Cependant, c'est une bonne sensation de s'en sortir de cette façon, ce n'est pas très facile. Je dois montrer d'autres qualités que j'ai pour pouvoir gagner le match, et
c'est le cas.
Parfois, c'est trop rapide, même si c'est bien pour moi si c’est très rapide. Cependant, je me sens bien, je peux le dire. Je vais me reposer demain, je vais m'entraîner un peu,puis me préparer
pour la finale difficile.
Q. Roger, justement, pour rebondir là-dessus, à part contre Monfils, pour tous les autres matches, tu as toujours mieux joué lorsque le match était plus long. Est-ce
dû à l'expérience ou est-ce parce que c'est difficile pour toi de rentrer rapidement dans ton rythme de jeu ? C'est déjà arrivé quatre ou cinq fois.
R. Je ne sais pas. Je sais que j'ai eu un tableau difficile. J'ai joué à chaque fois sur de très bons joueurs, qui jouent bien sur terre battue. C’est généralement leur meilleure surface et ils
sont en pleine forme quand ils arrivent sur le terrain.
C'est ce qui me rend la vie difficile. Par exemple, Monfils qui voulait absolument monter, comme le joueur que j'ai joué aujourd'hui. Il faut que je réagisse. Il y a un moment oùje faisais des
matches de trois sets, qui n'étaient pas très physiques.Là, je n'ai pas réussi cette année. A chaque fois, c'est un scénario match au meilleur des cinq sets. Avec le temps, j'arrive à me relâcher
un peu et à me renforcer cependant. C'est bien, j'ai beaucoup travaillé, et j'ai pratiqué durant des heures et des heures. Je ne me fatigue pas lors de l'entraînement,et cela se reflète maintenant
sur le terrain, quand il y a de grandes occasionsà saisir, dans un match long comme aujourd'hui.
Q. Comment allez-vous ?
R. Bien.
Q. Félicitations pour ce que vous avez fait aujourd'hui. Vous allez passer en finale dimanche. Cela a été difficile pourmoi, je prenais des photos, j'étais derrière la ligne de fond. Je faisais
attention, avec les balles.
R. Oui, votre métier est risqué !
Q. Dimanche, vous jouerez contre Soderling. Votreadversaire n'est plus Nadal. Que pensez-vous de ce match de dimanche ?Cela sera-t-il plus simple pour vous que contre
Nadal ? Qu'en pensez-vous ?
R. C'est un GrandChelem, c'est une finale, ce n'est jamais facile. La personne de l'autre côté du filet a gagné six matches, il est en pleine forme, il ne faut pas sous-estimer Robin, même si je
l'ai battu cinq fois, je crois, les cinq derniers matches que nous avons joués ensemble. Cependant, il est bon de voir unadversaire nouveau pour une fois pour cette finale de l'Open français.
J'aidéjà vu un peu cela, je n'ai pas réussi à gagner en finale pour l'instant.Cependant, il y a de la pression sur les deux joueurs, sur moi, mais aussisur les épaules de Soderling.
C'est une étape à franchir pour lui. C'est un Grand Chelem. Je pense qu'il jouera un très bon tennis et il a très bien joué aujourd'hui contre Gonzalez.
Q. (Radio suédoise) De quelle façon est-il dangereux,Soderling ?
R. C'est notamment en indoor qu'il est dangereux, parce qu'il a un très bon service rapide. Il frappe très fort en coup droit et en revers. Cependant, je sais que, sur terre, il pouvait faire
quelque chose d'extraordinaire. Il est très dangereux en indoor,et justement, généralement, les gens dangereux en indoor on les respecte moins en extérieur. Cependant, il a été un joueur de qualité
extraordinaire depuis quelques semaines, on le voit. Justement, attention, il a passé un paquet de tours, ses matches n'étaient pas faciles, ni mentalement ni physiquement. Ce qu'il a fait
aujourd'hui était impressionnant, même s'il était mené d'un set,il a fait changer le match en sa faveur, et le tennis, c'est sa vie. Vous savez, ce sera difficile. Mais je suis prêt à relever le
défi.
Q. A Rome, avant ce tournoi, tu nous as parlé de ton entraînement physique. Tu n'as pas dit tout, tu avais été secret, mais tu asdit avoir travaillé physiquement.
Peux-tu nous dire peut-être ce que tu faisais à ce moment-là ? Qu'est-ce que cela t’a apporté sur terre battue ?
R. J'ai toujours travaillé dur. Ce n'est pas la première fois que je travaille dur, c'est l'histoire de ma vie de travailler dur. Parfois, les gens réagissent de façon excessive, c'est vrai. Bon...
Ce qui est important, c'est qu'il faut que les gens sachent ce que vous faites, en dehors des tournois. Justement, c'est cela dont je parlais. Je travaille dur, d'arrache-pied, entre les tournois.
Et,pendant le tournoi, j'essaie de me ralentir un peu, de trouver mon rythme.C'est lorsque vous me voyez par exemple m'entraîner, mais d'une façon un peu relax sur le tournoi, parce que je me suis
énormément entraîné avant. Surtout,c'étaient les longs échanges que j'ai travaillés, les glissements, les matchesde 4 heures d'affilée, énormément de services. Une bonne couverture en courant sur
le terrain... Une situation de match en 5 sets, c'est surtout ce sur quoi j'ai travaillé. J'ai essayé de faire cela, de pratiquer cela. C'est très bon parce que, justement, maintenant, tout ce
travail rapporte. C'était une bonne préparation sur terre battue que j'ai faite, et je crois avoir bien joué à Rome déjà. Bien sûr, en demi-finale, il s'est passé ce qui s'est passé.Mais, à chaque
fois, j'ai gagné un peu plus de confiance.
Q. Roger, contre Del Potro, c'est difficile ; il renvoie fort la balle, mais n'a pas trop d'expérience. Pendant le cinquièmes et, t’es-tu dit : « Maintenant montre-moi ce que tu as dans les tripes,
nous en sommes au cinquième » ?
R. J'avais beaucoup confiance en moi, parce qu'il est plus jeune. Quand j'étais jeune et passais en cinquième set dans un match, je me disais que ce n’était pas facile, justement parce que ce n'est
pas souvent que cela arrive de jouer en cinq sets un match.On essaie de jouer son meilleur tennis ; on ne peut pas obligatoirement taper des coups énormes, très forts. Non, c'est beaucoup plus
mental peut-être que physique dans ce cas. Maintenant, avec l'âge, l'expérience, je me sens beaucoup mieux pour passer dans un cinquième set.
Q. Qu’en est-il de tes relations avec Rod Laver ?
R. Je n'ai pas son numéro de téléphone, je ne l'ai pas vu ici, mais on s'entend bien. C'est rare,c'est une fois par an... Je pense que tout le monde sait que lorsque nous étions tous deux au mieux
de notre forme, nous apprécions et nous fréquentions.Je respecte ces générations-là, ce qu'ils ont fait. Et lui, étant donné son statut, sa position, il y a beaucoup de stades qui portent son nom,
et il a lerespect des autres joueurs. C'est une légende ! Vous comprenez que j'ai le plus grand respect pour lui.
Q. Je lui ai parlé l’autre jour, il vous admire beaucoup.
R. J'aime bien entendre ce genre de choses. Vous avez gardé le contact avec lui, c'est bien.Si je pouvais seulement en dire de même de moi…
Q. Roger, est-ce une des plus émouvantes, des plus difficiles demi-finales de Grand Chelem que tu aies jouée ?
R. Oui. Il n'y en a pas une qui me vient en tête que j'ai jouée en 5 sets. Peut-être en ai-jejoué plusieurs… Safin, par exemple, c’en était une... Celle-là, j'ai réussi à la gagner. C'est important
de rester calme. En même temps, tu es tellement pris par l'émotion,c'est tellement une sensation super de passer un tel match… D'être mené deux sets à un, de ne pas vraiment pouvoir rentrer dans le
match, puis, de finalement passer ainsi, c'est incroyable. J'étais assez triste pour lui, parce que, pour un jeune joueur, il n'y a pas énormément d'occasions de faire un prochain pas dans une
finale de Grand Chelem. J'étais assez triste pour lui quand je l'aivu, mais j'ai énormément de respect, il a beaucoup progressé. Je suis sûr qu'il va être un super joueur dans le futur.
Q. Un mot sur le soutien du public français.Ressentez-vous quelque chose de spécial, cette année ? On a l'impressionque tout le monde vous porte ?
R. C'est sûr, il était encore une fois super avec moi. Ils ont certainement attendu le moment que je fasse peut-être un break, ou quelque chose de magique. Cela m’a pris un peu de temps... (Rires.)
C'était certainement à cause de Del Potro, parce qu'ila vraiment fait un sacré match. J'ai attendu bien longtemps pour ça. Mais une fois que j'ai eu besoin du soutien du public, il était là. Pour
finir, c'était comme je l’ai dit une victoire très émotionnelle.
Q. Vous avez beaucoup parlé, il y a quelques jours,des années 2006-2007, où vous dominiez vraiment. On a l'impression que, là,vous êtes dans une lutte. Apprenez-vous quelque chose de nouveau sur
vous-même dans ces matches difficiles, les uns après les autres ?
R. Oui, je crois, jel’ai dit, en 2006 ou 2007, une fois où j'étais poussé en 5 sets… Mais comme je l'ai dit, je ne me souviens presque plus quand était mon dernier matchen 5 sets. C'est clair, de
passer des entraînements, ou des matches, c'est difficile de savoir où tu en es. Je savais que j'étais toujours très fort physiquement et mentalement, mais les vrais tests ce sont les matchs en 5
sets :dans les moments difficiles, de demi-finales, quarts de finale, finale, c'est là que tu as vraiment les réponses qu'il te faut. J'étais quelquefois contentde jouer un match de 5 sets. Bien
sûr, je n'ai jamais dans ma carrière essayé de jouer un match de 5 sets exprès pour savoir où j'en étais, mais aujourd'hui j'ai beaucoup plus d'informations et sais exactement où j'en suis,tant
physiquement que mentalement. C'est plus simple aujourd'hui qu'avant, mêmes'il y a une lutte. J'aime bien ça, parce que j'ai aussi passé des moments où c'était plutôt facile.
Q. Puisque vous dites savoir où vous en êtes, ce quevous savez vous rassure-t-il ?
R. Oui, c'est clair. Pour finir, il faut bien savoir qu'une fois que tu passes en finale dans un Grand Chelem, ce qu'il y avait avant ne compte plus, juste le sentiment qui esttoujours bien… Quand
tu arrives dans une finale, il n'y a plus énormément de questions ouvertes, tu sais où tu en es. Je suis très confiant :physiquement, c’est zéro problème pour dimanche. C'est ce qui me rassure. Je
suis bien.
Q. Soderling continue sa forme exceptionnelle, ici, à Roland Garros, est-ce-que cela vous inquiète pour la finale ?
R. Non. J'ai du respect pour ce qu'il a réussi. Non, il a fait des matches énormes. Je l'ai vu un tout petit peu faire ses grands matches, c'est clair que c'est une surprise !Parce que tu n'arrives
pas juste comme ça, vite fait, en finale dans un GrandChelem. C'est un exploit incroyable. Je ne suis pas encore à la fin, lui n'est pas encore à la fin, c'est ouvert pour nous deux. Je me réjouis
pour lui qu'il ait pu exploser un peu ce tournoi. Mais j'espère tout de même l'arrêter en finale !
Q. Aujourd'hui, vous avez joué contre un joueur qui a très bien servi. Ca se passe comment mentalement, quand durant trois sets on ne se crée presque pas de balle de break ?
R. J’en avais deux au début, et après, tu te dis, oh la… J'avais deux balles de break, j'avais bien commencé, et puis tu n'en voies plus pendant deux sets... J'ai l'habitude de prendre ça sur dur,
ou sur gazon, mais sur terre, c'est assez frustrant. Cela m’a fait passer par des moments difficiles aujourd'hui, il fallait rester très calme, je sentais que le public attendait le moment où
quelque chose se passerait pourmoi, et je n'arrivais pas à le faire, parce que Juan Martin jouait très bien.
Q. A 3 partout dans le cinquième, il n'a pas très bien servi, il n’a pas passé de première balle. Vous croyez que c'était physiquement ou mentalement, qu’il avait du mal ?
R. Ca peut arriver,ce n'est pas quelque chose que tu peux vraiment travailler... C'est clair, c’est surprenant, il a perdu 8 premières balles dans le terrain, sur ce jeu-là.J'aurais pu aussi ne
faire que 4 points, et je l'aurais rebreaké, on neparlerait alors pas de 8, mais de 4 points où il ne mettait pas la première. C'est clair, c’est surprenant, mais ça arrive.
Les conditions étaient plus lentes, il a peut-être ressenti la pression, la fatigue. Ca arrive. Je ne pense pas qu'il doive s'inquiéter à cause de ça.
Q. Est-ce-que Rafael Nadal ne va pas vous manquer dimanche ?
R. Non, pas trop ! (Rires.) Peut-être il vous manque, à vous, mais moi, ça va.
Q. Non, mais c'est vrai que c'était un rendez-vous chaque année, depuis trois ans.
R. Quatre ans.Je l'ai déjà joué 20 fois ! Ca fait plaisir de jouer avec quelqu'un d'autre aussi. Je sais que je vais encore le jouer plein de fois dans le futur.Ca va, on est contents de jouer
quelqu'un d'autre aussi.
Q. Bonsoir. Vous dites que le match de dimanche seratrès ouvert. Peut-on vous considérer tout de même comme le favori de cette finale ?
R. Oui, c'est comme vous voulez ! Je n'ai jamais perdu contre lui. J'étais déjà ici en finale,mais je n'ai jamais réussi à gagner. Oui, je me bats clairement comme favori,mais ça ne veut rien dire.
Dans une finale comme ça, il y a la pression des deux côtés.Lui ne sait pas ce qu'est une finale de Grand Chelem. Il en en a certainement vu beaucoup, mais jamais joué, et c’est autre chose. Moi,
j'en ai tellement joué que ça pourrait m'avantager. En même temps, il n'a rien à perdre. C'est certainement un match ouvert.
Q. Tu es revenu de situations très difficiles durantce tournoi, Acasuso, Haas, Monfils sur le central... As-tu l'impression que c'est ton année, que les signes
s'accumulent pour te dire : « Là,c’est cette année... » ?
R. J'aimerais que tu me poses la même question dimanche soir. (Rires.)
Pour le moment, c'est vrai, ça se passe très bien, j'ai passé des moments très difficiles dans ce tournoi, et j'ai réussi à passer. Mais il reste à faire le grand pas. J'étais aussi très content de
pouvoir jouer tous les matches cette année sur le court central. C'est tout de même quelque chose qui n'est pas très normal, mais je crois aussi que les adversaires que je jouais m’ont aidé à ce
que je joue surle central. Ca m'a peut-être donné aussi, non pas un avantage, mais c'était bien pour moi, c’était plus facile de me préparer pour chaque match, parce quej e connaissais le central
dès mon premier match. Ca m’a réjoui et bien plu. Maintenant,j'espère bien faire dimanche. Mais comme je dis, j'espère que tu me poseras la même question dimanche !
Q. Dimanche, vous pouvez rentrer dans l’histoire en remportant le quatorzième titre du Grand Chelem, le seul titre qui vous manque en Grand Chelem. Il y a de la pression, de la peur, de
l'excitation ? Quel est le sentiment ?
R. Non, pas de la peur. De l’excitation,bien sûr. On est bien conscient que ces moments-là, on ne les vit pas tous les jours. En même temps, je suis assez relaxe, j'ai tellement joué de finales
deGrand Chelem et de grands matches, de grands rendez-vous… Je me suis déjà retrouvé dans cette situation plusieurs fois d'affilée, alors je ne vais pas trop m'exciter là-dessus ni me dire : « Ah,
si je ne gagne pas cette année, ça n’arrivera jamais... »Et même si je ne gagne jamais Roland Garros, j'ai tout donné tous les ans ici,et j'aurai encore toutes mes chances dans le futur. J'essaie
juste maintenant de me concentrer sur la partie, de faire mon maximum, de faire mon meilleur match possible sur terre battue, et bien sûr, j'espère avoir la coupe. C'est un peu dans ma tête
maintenant.
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