17 avril 2026

J’en étais incapable de faire deux pas : la confession choc d’Avanesyan sur sa lutte contre la mononucléose

La lutte d’Elina Avanesyan contre la mononucléose est un rappel brutal de la fragilité physique qui peut surgir au sommet d’une carrière. À 23 ans, l’ancienne top 40 a vu sa progression stoppée net à partir de mars 2025, lorsque la maladie est venue s’ajouter à des problèmes de santé déjà présents, comme une blessure à l’épaule. Après des mois d’incertitude et de récupération lente, elle amorce aujourd’hui un retour prometteur, mais laborieux, en enchaînant des matches et en retrouvant peu à peu des sensations.

Une maladie insidieuse qui freine l’énergie

La mononucléose n’est pas une blessure ordinaire : elle épuise, elle vide l’organisme. Avanesyan le décrit de manière crue — « j’en étais incapable de faire deux pas » — et cette image illustre parfaitement la gravité fonctionnelle de la pathologie. Ce n’est pas simplement une fatigue passagère ; c’est une incapacité à mobiliser l’énergie nécessaire pour des tâches basiques, et encore moins pour disputer des matchs de tennis professionnels qui exigent explosivité, endurance et concentration.

Le parcours du combattant vers le diagnostic

Dans le cas d’Elina, les symptômes sont apparus progressivement. Après Miami 2025, elle a senti que quelque chose ne tournait pas rond : efforts disproportionnés, récupération incomplète, baisse de performance malgré un volume d’entraînement habituel. Ce n’est qu’après des analyses spécifiques qu’un diagnostic de mononucléose est posé. Et là commence une frustration immense : on parle d’une maladie sans calendrier précis de guérison. Les médecins conseillent un arrêt net au début, mais l’athlète, poussée par l’envie de revenir, tente parfois de jouer malgré tout, ce qui retarde la récupération.

Le double effet : mononucléose et blessure au même moment

Ce qui a rendu la période encore plus difficile pour Avanesyan, c’est l’association de la mononucléose avec une blessure au niveau de l’épaule. Ces deux facteurs se sont additionnés pour prolonger la convalescence. Physiquement, récupère-t-on d’une blessure quand l’organisme est en permanence en mode « économie d’énergie » ? Très difficilement. La mononucléose retarde la réparation tissulaire, la reprise de force et l’endurance, ce qui oblige à une reprise extrêmement progressive et structurée.

Les symptômes et la réalité sur le terrain

  • Fatigue extrême même pour de petits efforts.
  • Perte de concentration et sensation d’épuisement rapide en match.
  • Difficulté à retrouver de la puissance au service, notamment après une blessure d’épaule.
  • Avanesyan raconte qu’elle pouvait difficilement courir pour un simple point, une incapacité dévastatrice pour une compétitrice. Elle a pourtant essayé de participer à Roland-Garros, motivée et confiante, mais la réalité a été cruelle : l’épuisement l’a empêchée de rendre la compétition possible.

    Le processus de retour : patience et progression graduée

    Le rétablissement après une mononucléose impose une stratégie en plusieurs étapes. D’abord, le repos total pour laisser le système immunitaire reprendre le dessus. Ensuite, une reprise très progressive de l’activité physique, en évaluant quotidiennement l’impact sur la fatigue. Enfin, la réintroduction des efforts spécifiques au tennis : déplacement, accélérations, séries de frappes, puis matchs d’entraînement. Avanesyan illustre bien ce chemin : après avoir repris des tournois, elle ressent encore de la fatigue après plusieurs matches, mais y voit le signe d’une progression normale — l’organisme retrouve petit à petit ses capacités.

    Aspects mentaux : accepter l’incertitude

    Ce qui marque aussi dans le témoignage d’Elina, c’est la dimension mentale. L’incertitude — ne pas savoir si la récupération prendra six mois, un an, ou plus — pèse lourd. Elle évoque la tentation de se mettre dans le « pire scénario », mais choisit de rester positive et de vivre au jour le jour. C’est une leçon essentielle pour tous les joueurs : face aux aléas de la santé, la résilience mentale et la capacité à gérer l’angoisse sont des outils aussi indispensables que la kinésithérapie.

    Le tennis et la carrière : un équilibre à reconstruire

    Avanesyan a connu la montée jusqu’au top 40 grâce à un jeu de contre-attaque agressif et à un mental joueur. Retomber au-delà du top 300 après une période de maladie et de blessures est dur, mais pas irréversible. Le parcours de retour implique de reconstruire la condition physique, d’affiner le service après la blessure à l’épaule et de retrouver cette confiance qui lui permettait d’être dangereuse face aux meilleures.

    Conseils pratiques issus de l’expérience

  • Ne pas minimiser les symptômes persistants et demander des analyses précises.
  • Respecter les recommandations médicales : un arrêt total peut raccourcir la durée totale de convalescence.
  • Reprendre progressivement : privilégier la qualité des sessions plutôt que la quantité.
  • Travailler sur l’aspect mental : rester dans le présent, fixer des micro-objectifs quotidiens.
  • Pour les coachs et les joueurs amateurs, la leçon est claire : une gestion conservatrice et bien planifiée d’une mononucléose est souvent la meilleure stratégie à long terme pour préserver une carrière.

    Sur le plan sportif, l’exemple d’Elina montre aussi l’importance d’un entourage stable — famille, coachs, staff médical — pour traverser ces moments. Son attachement à l’Espagne, où elle s’est formée et vit, et sa décision de représenter l’Arménie illustrent une maturité humaine et une perspective qui dépassent le seul classement. Elle ne se fixe pas de délais précis pour revenir au top ; son objectif premier est la santé, puis de reconstruire, match après match, la joueuse combattive qui a tant surpris sur le circuit.

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