À 27 ans, il réalise l’exploit : Andrea Guerrieri décroche son premier US Open — découvrez comment il a renversé le match sous la pluie
Internazionali BNL d'Italia 2024 Roma 02/05/2023 Prequalificazioni Andrea Guerrieri Foto Giampiero Sposito
La soirée à Flushing Meadows restera à jamais gravée dans la mémoire d’Andrea Guerrieri. À 27 ans, l’Italien décroche sa première participation en Grand Chelem en s’imposant dans le dernier tour des qualifications des US Open 2026. Un succès construit sur de la patience, un solide plan de match et une capacité à élever son niveau dans les moments clés.
Un match maîtrisé malgré les aléas météo
La rencontre contre Aziz Dougaz a été marquée par une longue interruption due à la pluie, mais Guerrieri a su rester concentré et reprendre le fil du match comme s’il n’y avait jamais eu de pause. Dès l’entame, il a imposé son rythme : deux breaks — un précoce et un autre au septième jeu — lui ont permis de conclure le premier set 6-2. Cette première manche est le reflet d’un joueur appliquant son plan de jeu, patient, cherchant à construire les points et profitant des erreurs adverses.
Le deuxième set a été plus disputé. La tension inhérente au fait d’avoir un ticket pour le tableau principal à portée de main a inévitablement augmenté. Guerrieri a connu quelques frayeurs, notamment lorsqu’il n’a pas converti quatre balles de break au septième jeu. Toutefois, c’est souvent dans ces moments-là qu’on reconnaît la maturité d’un joueur : un break décisif est intervenu au jeu suivant, mettant l’Italien en position de servir pour le match à 5-4.
Le mental au service de la victoire
Servir pour conclure un premier Grand Chelem est une situation qui peut paralyser. Guerrieri est passé par un trou d’air au moment de servir sur 5-4, se retrouvant mené 0-40 et face à trois balles de break. Plutôt que de céder, il a aligné cinq points consécutifs et transformé l’essai. Ce passage illustre son sang-froid et sa capacité à puiser dans ses ressources mentales : patience, confiance sur ses premières balles et volonté de ne pas changer une stratégie qui fonctionnait.
Sur le plan technique, on a retrouvé chez Guerrieri une construction de point typique d’un joueur solide depuis la ligne de fond. Coup droit mesuré, revers solide, déplacement efficace — il a su alterner entre phases d’accélération et jeu de profondeur pour déstabiliser Dougaz. Son service, au service de la régularité plus que de la puissance pure, a été suffisamment précis pour lui offrir des points gratuits et des positions de contrôle.
Lucrezia Stefanini rejoint l’aventure américaine
À quelques courts de distance et presque en simultané, Lucrezia Stefanini a obtenu son laissez-passer pour le tableau féminin. Face à la locale Julieta Pareja, Stefanini a remporté son match 6-4, 6-3. Le score peut paraître net, mais la rencontre a été plus âpre qu’il n’y paraît : l’Italienne a dû revenir de breaks dans les deux sets et a également géré une interruption pour pluie alors qu’elle menait 3-1 dans la seconde manche.
Le caractère de Stefanini s’est manifesté par son aptitude à reprendre le match là où elle l’avait laissé après l’interruption, confirmant une bonne préparation mentale et une capacité à se réchauffer rapidement tant physiquement que tactiquement. Elle a alterné agressions bien placées et construction patiente pour forcer l’erreur adverse, montrant qu’elle possède les armes pour ne pas se contenter d’une simple présence dans le grand tableau mais pour tenter d’y marquer sa trace.
Conséquences sportives et humaines
Analyse technique : ce qui a fait la différence
Sur un plan purement technique, plusieurs éléments ont fait pencher la balance en faveur des Italiens :
Que peuvent attendre les supporters ?
Pour Andrea Guerrieri, l’entrée dans le tableau principal des US Open est l’occasion de jouer au plus haut niveau, d’affronter des cadres du circuit et de tester ses armes face à des joueurs de référence. L’expérience acquise sera inestimable, qu’il signe une victoire ou qu’il subisse la défaite : chaque match en Grand Chelem est une leçon.
Lucrezia Stefanini, quant à elle, pourra s’appuyer sur cette qualification pour gagner en confiance. Les Masters de la saison apportent souvent un plateau relevé ; se confronter aux meilleures constituera un cap à franchir dans son évolution.
