Djokovic révèle son plan choc pour la fin de saison : retour à Bâle, objectif Turin et vérité sur sa forme physique
Novak Djokovic aborde la fin de saison avec une feuille de route claire et une motivation retrouvée : revenir parmi les huit pour disputer les ATP Finals. Après une année marquée par des aléas physiques et des choix de calendrier prudents, le Serbe a expliqué depuis son camp d’entraînement ses objectifs immédiats, son état de forme et la manière dont il envisage la suite, tant pour terminer 2026 que pour préparer 2027.
Pourquoi Basile ? Un choix réfléchi
La décision de jouer le tournoi de Bâle peut surprendre, mais elle s’inscrit dans une logique pratique et sportive. Le report de l’exhibition de la Six Kings Slam en Arabie Saoudite a libéré une fenêtre dans son calendrier, permettant à Djokovic d’ajouter une compétition indoor à la surface et aux conditions qu’il juge favorables. Il souligne lui-même que jouer en salle réduit les facteurs externes — chaleur, vent, soleil — et facilite la gestion physique. C’est une démarche pragmatique : maximiser ses chances de performances à court terme sans brusquer le corps.
Les ATP Finals : objectif avoué
Pour Novak, l’ambition de disputer les ATP Finals revient après deux saisons où il a pris des décisions différentes, parfois dictées par la santé. En 2024, par exemple, il avait choisi de raccourcir sa saison; l’an passé, une blessure à l’épaule détectée lors du dernier tournoi avant Turin l’avait contraint à renoncer, malgré sa volonté initiale d’y participer. Cette année, il se situe à environ 300 points du cutoff, avec Rafa Jódar juste devant : il sait que les prochaines semaines sont cruciales. Sa stratégie est donc simple et réaliste : jouer des tournois où il a des chances réelles de marquer des points tout en protégeant son intégrité physique.
État de santé : progrès mais vigilance
Djokovic reconnaît des progrès physiques notables : il se sent mieux qu’au moment des pires épisodes de la saison, et son staff a adopté une approche mesurée. « Je progresse physiquement et nous allons dans la bonne direction », a-t-il déclaré, précisant toutefois que tout n’est pas encore « à 100 % ». Cette prudence est compréhensible pour un joueur dont le jeu repose énormément sur la mobilité, les changements d’appuis et la résistance dans les longs rallies. Au-delà de la médecine, il s’agit aussi d’un management des efforts et d’un choix de surfaces et de tournois qui minimisent les risques.
Gestion du calendrier : 2026 et déjà 2027 en tête
Si l’objectif à court terme est Turín, Novak pense déjà à l’Australie. Il confirme vouloir être prêt pour l’Open d’Australie 2027, tout en restant ouvert à la possibilité de jouer ou non un tournoi préparatoire selon l’évaluation de son équipe. Cette vision long terme est typique chez les champions : chaque décision de fin de saison se prend en fonction des grands rendez-vous à venir. Ainsi, la présence à Bâle — un tournoi qu’il découvre à nouveau après une longue absence — sert autant la cause des ATP Finals que la préparation mentale et physique pour la saison suivante.
La question des critiques : indifférence stratégique
Djokovic se montre las des spéculations et des jugements permanents sur son état ou ses choix. Il rappelle que les rumeurs font partie de la vie d’un champion et qu’il préfère focaliser son énergie sur ce qui compte réellement. Ce détachement est un atout : il évite la dispersion mentale et protège sa routine de travail. Pour un joueur exceptionnellement centré, la capacité à ignorer le bruit extérieur est presque aussi importante que la préparation physique.
L’impact de la préparation récente
Avant de prendre la route vers la dernière phase de la saison, Novak a enchaîné des séances d’entraînement avec des compatriotes tels que Dušan Lajović ou Laslo Djere. Ces sparrings offrent une intensité contrôlée et permettent de tester des touches techniques sans l’usure d’un match officiel. De plus, revenir sur les courts européens, s’entraîner à rythme adapté, favorise la lecture des situations de jeu en indoor — une surface qui met l’accent sur le service, le retour et la construction patiente des points.
La Six Kings Slam et les incertitudes géopolitiques
Sur la question des exhibitions, Djokovic confirme vouloir participer à la Six Kings Slam si les conditions géopolitiques le permettent. Ce désir illustre la volonté de concilier engagement promotionnel et calendrier sportif : ces événements rapportent de l’expérience, de la visibilité et parfois un rythme match utile, sans pour autant compromettre la préparation pour des objectifs plus importants comme Melbourne.
Que surveiller dans les semaines à venir ?
Avec un Djokovic qui affiche la volonté de finir fort et la lucidité d’un planning maîtrisé, cette fin de saison promet des enjeux intéressants. La manière dont il gèrera sa santé, calibrera son calendrier et mettra en œuvre une stratégie match par match déterminera s’il retrouvera la place qu’il convoite aux ATP Finals et comment il abordera 2027.
