5 janvier 2026

Coco Gauff sauve les États-Unis : retour spectaculaire et tensions à la United Cup qui font trembler le tableau

La United Cup a Perth a commencé sur les chapeaux de roue, offrant dès la deuxième journée des matches intenses et des retournements de situation qui redistribuent déjà les cartes du tournoi. Les États-Unis, tenants du titre, ont vécu un après-midi agitée où tout a failli basculer en faveur de l’Argentine avant l’intervention décisive de Coco Gauff.

Un sauvetage à l’US Open ? Non, à la United Cup

Le contexte était particulier : après la défaite surprise de Taylor Fritz face à Sebastián Báez (4-6, 7-5, 6-4), l’équipe américaine voyait le scénario du tie basculer. Báez, déjà auteur d’un match plein d’intensité face à Fritz, semblait offrir à l’Argentine la maîtrise du groupe A. Mais sur la lancée, Coco Gauff est entrée en scène et a réalisé deux prestations chirurgicales pour remettre les siens sur les rails.

En simple, Gauff n’a laissé aucune chance à Solana Sierra (6-1, 6-1). Le score traduit à la fois la supériorité technique et tactique de la Américaine : service agressif, prise d’initiatives en retour sur la deuxième balle adverse, et variations de rythme qui ont empêché Sierra de trouver son timing. Gauff a su appuyer sur les faiblesses de la Sud-Américaine, notamment en ciblant son revers et en l’obligeant à reculer dans le court.

Le double mixte décisif : maîtrise et sang-froid

La rencontre s’est décidée au double mixte, épreuve souvent indécise qui nécessite cohésion et stratégie précise. Associée à Christian Harrison, Coco Gauff a remporté un match important (6-4, 6-1) face à Marie Lourdes Carlé et Guido Andreozzi. Le duo américain a su imposer sa supériorité au filet et gérer les moments-clés du tie-break décisif.

Sur le plan technique, Gauff et Harrison ont appliqué des schémas classiques mais efficaces en double mixte : montée conjointe au filet sur les mises en jeu adverses, choix de la volée haute ou creuse selon le profil de l’adversaire, et une couverture efficace des angles. Le duo a également profité des secondes balles moins agressives de l’Argentine pour prendre l’initiative offensivement.

Conséquences pour le groupe A

Avec ce succès, les États-Unis et l’Argentine se retrouvent à égalité au sommet du groupe A. Ce partage de points complexifie la course à la qualification, d’autant que le succès de Báez face à Fritz pourrait peser dans le calcul des meilleures deuxièmes places entre les trois poules. Sur le court, l’Argentine a montré qu’elle pouvait compter sur un Báez capable de renverser un top-10, tandis que les Américains ont rappelé qu’ils possédaient des ressources mentales et une profondeur d’effectif essentielle dans ce format par équipes.

La Suisse : une victoire nette et symbolique

Dans le groupe C, la Suisse a frappé fort en s’imposant 3-0 face à la France. Laos résultats individuels ont été instructifs : Belinda Bencic a dominé Léolia Jeanjean 6-4, 6-2 en démontrant sa régularité et sa capacité à dicter l’échange depuis le fond de court. Stan Wawrinka, pour sa part, a offert une performance remarquable face à Arthur Rinderknech, s’imposant 5-7, 7-6(5), 7-6(5). Le match du vétéran suisse, désormais dans sa dernière saison, a été une leçon de ténacité et d’expérience tactique : Wawrinka a su élever le niveau dans les moments décisifs, utilisant son revers à une main pour prendre l’initiative et casser le rythme adverse.

Le double suisse, emmené par Bencic associée à Jakub Paul, a confirmé la supériorité en se détachant 6-2, 5-7, 10-2 face à Sarah Rakotomanga Rajaonah et Édouard Roger-Vasselin. La capacité de Bencic à alterner défense et attaques puissantes a été déterminante, tout comme la cohésion du duo helvétique.

Sydney et Hong Kong : autres fronts ouverts

À Sydney, la Chine a créé la surprise en revenant du diable vauvert contre la Belgique. Après la défaite de Lin Zhu face à Elise Mertens (2-6, 2-6), Zhizhen Zhang a réalisé un exploit face à Zizou Bergs (6-7, 7-6, 7-5) pour relancer la rencontre, avant que le double chinois ne conclue la journée (5-7, 7-6, 10-6). Ces succès montrent que, sur dur et en équipe, la profondeur des nations émergentes peut rapidement s’exprimer.

Enfin, dans le groupe E, l’Australie a battu la Norvège 2-1. Storm Sanders a confirmé sa solidité en simple (6-2, 7-6), alors que Casper Ruud a dominé Alex de Minaur (6-3, 6-3). Le double australien Hunter / John Patrick Smith a fait la différence dans le super tie-break (4-6, 6-1, 10-4), illustrant à nouveau l’importance d’avoir des spécialistes du double performants dans ce format.

Analyses techniques et enseignements pour les joueurs amateurs

Plusieurs leçons tactiques émergent de cette deuxième journée :

  • La gestion des moments-clés : les joueurs capables d’élever leur niveau dans les fins de set (Wawrinka, Báez) s’imposent souvent dans des rencontres serrées.
  • La qualité du service : Coco Gauff a montré l’impact d’un service varié et agressif, combiné à une excellente lecture du retour adverse.
  • La complémentarité en double : les équipes qui communiquent et qui choisissent les schémas de montée au filet gagnent plus souvent les super tie-break.
  • Pour les joueurs classés fédéraux ou loisirs passionnés, travailler ces aspects — exercices de prise d’initiative en retour, volées de réaction et drills de super tie-break — peut faire la différence dans vos rencontres par équipes.

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