J’ai eu mal au dos à cause de Mouratoglou : la bombe de Kalinskaya sur l’académie qui choque la Côte d’Azur
Anna Kalinskaya critique l’académie Mouratoglou : quand l’intensité physique vire au risque
Anna Kalinskaya a livré un témoignage franc et troublant au sujet de son passage à l’académie de Patrick Mouratoglou sur la Côte d’Azur. Si l’image de l’académie est souvent associée à des installations de pointe et à une expertise technique reconnue, la joueuse russe raconte une expérience où la charge de travail physique a dépassé sa préparation préalable, avec des conséquences concrètes sur son corps — notamment des douleurs au dos et un premier épisode de blessure qui l’a marquée.
Un choc entre infrastructures d’élite et préparation individuelle
Kalinskaya reconnaît la qualité matérielle de l’académie : « un million de courts, une salle de musculation incroyable ». Mais le cœur du problème n’est pas là. Elle explique qu’on lui a demandé un engagement physique massif auquel elle n’était pas préparée. Jusqu’à ses 16 ans, ses séances de renforcement étaient rares et occasionnelles. Se retrouver confrontée à un volume d’entraînement conséquent et continu a provoqué une réponse corporelle qu’elle n’avait pas encore expérimentée : des douleurs dorsales persistantes et, par la suite, une blessure.
Cet écart entre l’exigence demandée et la capacité physique d’une joueuse en formation illustre une problématique majeure dans la préparation des jeunes talents : l’importance d’un dosage progressif et individualisé des charges d’entraînement. Un programme identique pour tous, même dans une structure d’élite, peut générer des blessures évitables si le profil physique et l’historique de chaque athlète ne sont pas pris en compte.
Les conséquences directes sur la carrière et la santé
Kalinskaya raconte également une forme d’instabilité dans l’encadrement : lors d’un court séjour, elle s’est retrouvée à s’entraîner deux jours avec un entraîneur puis, au troisième jour, un autre coach la remplaçait. Ce manque de continuité a achevé de miner sa confiance dans le projet d’entraînement et l’a poussée à ne plus retourner à l’académie. Au-delà de l’aspect organisationnel, c’est la relation coach-joueur qui est mise en lumière : pour progresser durablement, un joueur a besoin d’un suivi cohérent et d’une vision partagée entre les différents intervenants.
Sur le plan physique, la douleur dorsale décrite par Kalinskaya n’est pas anecdotique. Le dos est une zone centrale pour la transmission de force, la stabilité et la prévention des blessures dans le tennis. Une douleur récurrente, surtout apparue tôt dans la carrière, peut impacter la technique (modification inconsciente des appuis, changement d’amplitude dans le service ou le coup droit), et conduire à des compensations génératrices d’autres problèmes musculo-squelettiques.
Analyse technique : pourquoi une charge mal dosée est dangereuse
Les enseignements pour les structures d’entraînement
Le témoignage de Kalinskaya est une piqûre de rappel pour toutes les académies et équipes : l’excellence matérielle n’est pas suffisante. L’encadrement doit intégrer la dimension humaine et adaptative. Voici quelques pistes à privilégier :
Conseils pratiques pour les joueurs et parents
Impact sur l’image des académies et réflexion éthique
Quand une joueuse relate publiquement une expérience négative, cela interroge la responsabilité des structures. Les académies, quelles que soient leur renommée et leurs moyens, doivent assumer un devoir de protection des jeunes athlètes. L’équilibre entre performance et santé est délicat : viser trop tôt la performance maximale peut coûter cher à long terme. Les structures modernes se doivent d’intégrer une démarche éthique et protectrice qui conjugue ambition et sécurité.
Points à observer après cette révélation
Le témoignage d’Anna Kalinskaya est avant tout un rappel utile : la qualité d’un encadrement se mesure aussi à sa capacité à protéger et faire évoluer l’athlète sans lui brûler les étapes. Pour les jeunes talents et leurs entourages, c’est un signal à prendre en compte lorsqu’on choisit une structure et qu’on construit une trajectoire sportive durable.
