26 janvier 2026

Le dritto d’Alcaraz explose tout à Melbourne — le coup qui terrifie ses futurs adversaires

Carlos Alcaraz s’est qualifié pour les quarts de finale de l’Australian Open après une victoire en trois sets sur Tommy Paul (7-6(6), 6-4, 7-5). Au-delà du score, ce match illustre à quel point le dritto du murcien est aujourd’hui une arme décisive, capable de renverser des situations délicates et de dicter le jeu contre des adversaires très en forme. Dans une rencontre rythmée, ponctuée d’un long tie-break et d’un arrêt lié à un malaise dans les tribunes, Alcaraz a su élever son niveau au bon moment et convertir les moments clés grâce à une palette offensive impressionnante.

Le déroulé et les phases-clés

Tommy Paul a montré dès le début qu’il n’était pas venu en simple figurant : solide au service et agressif dans les échanges, il s’est procuré le break précoce et a tenu son engagement jusqu’à mener 4-3 dans le premier set. Alcaraz, quant à lui, a finalement trouvé la faille lors d’un jeu où Paul n’a pas réussi à mettre sa première balle, et le numéro un mondial a su en profiter pour égaliser.

Le premier set s’est conclu au tie-break dans des conditions particulières puisqu’un spectateur a été victime d’un malaise, provoquant une interruption d’environ dix minutes et allongeant la tension. Alcaraz a emporté ce tie-break interminable, un signal important de sa capacité à rester concentré malgré les perturbations.

Les deuxième et troisième sets ont vu l’Espagnol monter progressivement en intensité. Paul a tenté de répondre coup pour coup, mais il a été progressivement réduit au silence par la précision et la puissance des coups d’Alcaraz, notamment son dritto qui a claqué vingt winners dans la rencontre. Les chiffres service montrent aussi l’efficacité du Murcien : environ 70% de premières balles et une volonté constante d’appuyer dès la remise en jeu.

Analyse technique : le dritto comme moteur du jeu

Le dritto d’Alcaraz n’est pas seulement puissant : il combine vitesse, angles et prise de profondeur. Voici les éléments à mon sens déterminants :

  • Variation de trajectoire : Alcaraz alterne entre des frappes linéaires et des balles liftées qui poussent l’adversaire loin du court. Cette alternance déstabilise le positionnement de Paul et crée des ouvertures.
  • Précision en bout de course : souvent, son dritto ressort comme un dernier recours mais il est très précis, transformant des situations défensives en offensives en un seul geste.
  • Puissance exploitable en transition : sur les retours et dans les échanges de demi-court, il sait convertir la vitesse en points gagnants, souvent avec des winners dépassant les 160 km/h.
  • Condition physique et équilibre : pour frapper aussi fort et longtemps, l’appui de jambes et le gainage sont primordiaux. Alcaraz combine explosivité et endurance, ce qui lui permet de maintenir la qualité de son dritto jusqu’aux derniers jeux.
  • Pourquoi ce dritto inquiète les adversaires

    Un dritto de ce calibre force l’adversaire à modifier sa stratégie : reculer davantage, varier les coups, ou tenter des retours plus risqués. Pour Paul, cela signifiait moins d’initiatives lorsqu’il était au fond du court et davantage de jeux compromis sur son propre service. Le fait qu’Alcaraz ait signé 35 winners contre 39 fautes directes dénote un tennis très porté vers l’attaque : il prend des risques calculés, acceptant les erreurs quand le gain potentiel est élevé.

    Les chiffres qui parlent

    Outre les 20 winners de dritto, le pourcentage élevé de premières balles (autour de 70%) a été crucial. Servir bien permet d’obtenir des points faciles et de lancer le dritto offensif immédiatement après. Le ratio winners/fautes montre aussi que son jeu agressif paie : lorsqu’il trouve la zone, l’issue du point est souvent immédiate.

    Aspects mentaux et gestion du match

    Le tie-break long, interrompu par un incident dans les tribunes, aurait pu casser le rythme du match et affecter la concentration. Au contraire, Alcaraz s’est montré maître de ses émotions. Sa capacité à reprendre le fil, à conserver la haute intensité et à s’imposer dans les moments serrés est la marque d’un champion en pleine maturité compétitive.

    Scénario pour la suite du tournoi

    Alcaraz affrontera en quart soit Alex de Minaur soit Alexander Bublik : deux profils très différents. De Minaur offrira une résistance physique et une défense tenace, tandis que Bublik misera sur la prise de risque et les variations. Dans les deux cas, le dritto restera la clé. Contre de Minaur, il devra user de profondeur et patience pour créer l’ouverture ; face à Bublik, il faudra rester agressif en neutralisant les prises de risque gratuites de l’adversaire.

    Conseils pratiques pour les joueurs amateurs

    Si vous voulez vous inspirer du dritto d’Alcaraz pour progresser :

  • Travaillez l’appui de jambes : puiser la puissance vient d’une bonne base et d’un transfert de poids optimisé.
  • Variez vos trajectoires en entraînement : alternez lignes et tops pour habituer l’œil et les jambes à différentes exigences tactiques.
  • Entraînez la transition défense/attaque : jouez des exercices où vous passez d’un coup de sécurité à une frappe offensive en une ou deux touches.
  • Simulez la pression en fin de set : intégrez des tie-breaks et des jeux décisifs à l’entraînement pour apprendre à gérer la tension.
  • Ce succès face à Paul confirme qu’Alcaraz arrive à Melbourne en pleine possession de ses moyens. Son dritto, véritable instrument de domination, lui donne aujourd’hui une marge sur nombre de ses rivaux. Reste à voir s’il parviendra à franchir enfin ce palier des demi-finales qui lui échappe encore en Australie.

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