1 janvier 2026

Lois Boisson forfait à la United Cup : son retour à Melbourne en grand danger ?

ROLAND GARROS 2025 Lois BOISSON (FRA) Photo © Ray Giubilo

Un coup d’arrêt avant la saison : le point sur la situation de Lois Boisson

Lois Boisson, révélation majeure de la saison passée après sa surprenante demi-finale à Roland-Garros, voit son début d’année 2026 perturbé par un contretemps physique. La jeune Française de 2003, qui avait déjà souffert de soucis musculaires en fin de saison 2025, a officiellement déclaré qu’elle manquerait la United Cup à Perth, prévue du 2 au 11 janvier. L’annonce intervient au pire moment de la préparation officielle avant l’Open d’Australie, et soulève des questions précises sur son calendrier et ses choix de reprise.

Nature et antécédents de la blessure

Boisson a été gênée ces derniers mois par une série de problèmes touchant principalement le quadriceps et le genou gauche. Ces zones sont particulièrement sollicitées chez les joueuses qui jouent haut et cherchent à imprimer beaucoup d’effet et de déplacement latéral sur la surface. Lorsqu’un jeune talent accumule des matchs intenses—comme ce fut le cas pour Boisson sur la terre battue—les microtraumatismes peuvent s’amplifier. Son équipe a préféré jouer la carte de la prudence pour éviter une rechute qui serait plus lourde à gérer en Grand Chelem.

Les implications sportives : United Cup et au-delà

La United Cup représente un test collectif et un bon point de repère physique avant Melbourne : matchs en équipe, conditions de compétition proches, ambiance de tournoi. S’y priver signifie perdre des opportunités de se roder face à des adversaires de qualité et de valider des automatismes de match. Pour Boisson, sa non-participation laisse la Fédération et l’encadrement sans une option prometteuse pour renforcer l’équipe de France sur la tournée australienne.

Objectif Open d’Australie : réaliste ou risqué ?

La joueuse a néanmoins affirmé vouloir tout faire pour être prête à temps pour l’Open d’Australie. C’est une ambition logique : un bon résultat à Melbourne pourrait consolider sa progression au classement et confirmer que sa performance à Roland-Garros n’était pas un feu de paille. Mais la préparation pour un Grand Chelem requiert non seulement la guérison physique, mais aussi un enchaînement de matches de qualité et une base d’entraînement spécifique (force, explosivité, volume de courses). Sa fenêtre de rétablissement sera donc courte et devra être gérée finement entre remise en charge, intensité progressive et validation sur le court.

Plan de reprise conseillé

  • Phase 1 – Rééducation active : réduire l’inflammation, regagner amplitude et tonicité sans surcharge (2 à 3 semaines selon douleur).
  • Phase 2 – Remise en charge progressive : travail de renforcement excentrique pour le quadriceps, stabilisation du genou, et exercices plyométriques contrôlés (2 semaines).
  • Phase 3 – Validation sur le court : sessions courtes et ciblées axées sur le service et la prise d’appuis, intégration tactique progressive avec suivi médical strict (1 à 2 semaines).
  • Ce calendrier reste idéalement modulable selon l’évolution clinique. La clef est d’éviter la précipitation : forcer une reprise complète trop tôt augmente le risque de récidive et compromettrait non seulement l’Australian Open, mais la saison entière.

    Conséquences psychologiques et gestion de la pression

    Un arrêt juste avant un Grand Chelem peut affecter la confiance, surtout pour une joueuse en pleine ascension. Il est essentiel de travailler la composante mentale : acceptation de la pause, fixation d’objectifs intermédiaires réalistes (sessions chronométrées, tests sans enjeu) et maintien d’une routine compétitive via la visualisation et les drills tactiques légers. La perspective de rater une échéance aussi visible que la United Cup peut être frustrante, mais bien gérée, cette période peut devenir un moment de consolidation physique et mental.

    Scénarios possibles pour les prochaines semaines

  • Reprise contrôlée et participation à l’Open d’Australie : scénario optimal si la rééducation progresse sans douleur.
  • Forfait également pour Melbourne avec un retour sur la tournée indoor/terre selon l’évolution : choix conservateur mais protecteur pour la longévité.
  • Rechute et convalescence prolongée : scénario le plus pessimiste qui obligerait à redéfinir toute la saison.
  • Le bon sens impose d’adapter les ambitions au niveau de récupération observé. Le management médical et sportif devra communiquer avec franchise pour éviter toute pression inutile sur la joueuse.

    Entraînement technique adapté pendant la récupération

    Même si les charges de jeu sont limitées, il est possible de maintenir et d’améliorer certains aspects techniques :

  • Travail de placement et lecture de jeu via vidéos et entraînement tactique mental.
  • Renforcement spécifique non impactant : travail de gainage, isométrie, musculature posturale.
  • Exercices de toucher : volées légères et précision sur amorties pour conserver la qualité du geste.
  • Cela permettra de revenir sur le court physiquement frais, mais techniquement affûté.

    Copyright © All rights reserved. | Newsphere by AF themes.