Rybakina panique mais tient bon : découvrez pourquoi sa victoire face à Pegula cache un vrai danger avant la finale contre Sabalenka
Elena Rybakina a franchi une étape importante en atteignant la finale de l’Open d’Australie 2026, mais sa victoire sur Jessica Pegula (6-3, 7-6(7)) n’a pas été un long fleuve tranquille. Sur le papier, la Kazakhe paraissait maîtresse de son match : service puissant, coups droits tranchants et une capacité à dicter l’échange. Pourtant, la deuxième manche a révélé des failles tant techniques que mentales qui pourraient peser lourd face à une Aryna Sabalenka prête à exploiter la moindre hésitation.
Lecture technique du match
Au service, Rybakina a alterné efficacement premières frappes et placements profonds pour prendre l’initiative. Son pourcentage de premières balles a souvent conditionné l’issue des jeux : lorsqu’elle a stabilisé sa première, elle a empoché les mises en jeu rapidement ; lorsqu’elle a été forcée à jouer des secondes, Pegula a immédiatement monté en intensité, variant l’attaque et mettant la Kazakhe en difficulté.
Du fond du court, la clé a été le partage d’engagement entre le revers et le coup droit d’Elena. Son revers à deux mains, placé et compact, lui a permis de contenir les ouvertures de Pegula, tandis que le coup droit, arme naturelle de finition, a alterné entre passes longues et accélérations. Toutefois, j’ai noté plusieurs moments où le dritto n’a pas été exploité avec assez d’agressivité : des trajectoires plus hautes, parfois trop précautionneuses, ont laissé le temps à Pegula de récupérer et de resserrer le jeu.
Les signes de fragilité mentale
Le deuxième set a mis en lumière la dimension mentale du match. Menée et proche de la qualification, Pegula a trouvé un sursaut en libérant le bras, ce qui lui a permis d’annuler trois balles de match sur des jeux décisifs. Ces échanges ont servi de point d’inflexion : Rybakina, jusqu’alors sereine, a vu son niveau de risque baisser et commettre des erreurs inhabituelles au service et en retour.
Le tie-break a été une démonstration de caractère. Rybakina a démarré avec un dritto mal placé, concédant le mini-break, puis a su revenir en forçant des situations favorables. Sa capacité à rester concentrée dans les points à haute tension a fini par faire la différence : un dritto long de Pegula sur une occasion majeure, un peu de chance sur un amorti qui reste en jeu et deux frappes décisives ont scellé le sort de la rencontre.
Forces à conserver pour la finale
Faiblesses à corriger rapidement
Que cela signifie face à Sabalenka ?
Aryna Sabalenka représente un défi différent de Pegula. Elle combine puissance brute, mental d’acier et une propension à accélérer de façon imprévisible. Pour l’emporter, Rybakina devra réduire les variations de niveau observées contre Pegula. Concrètement, cela signifie maintenir un haut taux de premières balles, choisir les moments pour monter au filet et capitaliser sur les échanges prolongés où sa constance peut faire la différence.
Sabalenka, quant à elle, cherchera à dicter le jeu via son coup droit écrasant et des retours incisifs. La capacité d’Elena à rester agressive sans commettre d’erreurs inutiles sera déterminante : trop d’approximation et Sabalenka prendra le contrôle. À l’inverse, si Rybakina parvient à imposer des points longs, à varier les trajectoires et à exploiter les angles, elle pourra neutraliser la puissance adverse.
Conseils spécifiques d’entraînement avant la finale
Sur le plan tactique, je recommanderais à Rybakina d’alterner plus fréquemment entre accélérations et slices pour casser le rythme de Sabalenka, tout en ciblant le revers adverse pour l’empêcher de déployer son coup droit dominant. Garder un schéma de jeu simple, mais exécuté avec une haute intensité, sera sans doute la meilleure voie pour remporter ce rendez-vous majeur.
