Svitolina dévoile sa mission secrète pour 500 enfants ukrainiens : moments émouvants et sacrifices derrière le geste
Elina Svitolina : partager des moments avec les enfants ukrainiens, une mission personnelle
Présente au media day du WTA 500 de Stuttgart, Elina Svitolina s’est exprimée avec émotion sur son engagement envers l’Ukraine et sur le rôle que le sport peut jouer pour apporter du réconfort aux plus jeunes. Au-delà de son statut de joueuse de haut niveau, c’est une responsabilité humaine et sociale que la championne assume publiquement : « partager des moments avec les enfants » est, disait-elle, plus qu’un geste symbolique, c’est une vraie mission.
Le soutien des Ukrainiens et la visibilité du tennis
Arrivée sur le court numéro 2 pour son premier entraînement, Svitolina a été surprise par le nombre de supporters qui l’attendaient — nombreux étaient les Ukrainiens venus la saluer. Elle a rappelé l’importance des réseaux sociaux pour faire connaître le tennis dans son pays : « nous sommes désormais six joueuses ukrainiennes dans le top‑100, c’est incroyable pour notre tennis », a‑t‑elle expliqué, évoquant l’essor de la pratique et l’intérêt grandissant des jeunes, en particulier des filles.
Ce phénomène, selon elle, crée un terreau propice à l’émergence de nouvelles générations : voir des enfants qui s’inscrivent aux entraînements, qui essaient le sport, c’est une source d’espoir et de fierté. Pour Svitolina, chaque match joué sous le drapeau ukrainien est porteur d’un message : la victoire peut offrir un sourire et une respiration loin des difficultés du quotidien.
La pression d’évoluer pour son pays
La joueuse a également évoqué la charge émotionnelle associée à la représentation nationale, que ce soit aux Jeux olympiques ou en Billie Jean King Cup. Le bronze olympique de Tokyo 2021 reste un moment fort : « le premier médaillé olympique de l’Ukraine en tennis » — une réalisation qui continue de la toucher profondément. Quand elle voit la bannière ukrainienne à côté de son nom, cela la pousse à se surpasser, consciente que pour beaucoup de compatriotes, le sport représente une bouffée d’air dans un quotidien lourd.
La fondation et les actions concrètes
Svitolina a détaillé les activités de sa fondation, qui ont évolué depuis le début du conflit. Si, au début, l’aide se concentrait sur des besoins matériels — vêtements, déplacements vers des zones plus sûres — aujourd’hui l’action se structure autour de programmes de long terme : tournois nationaux pour les catégories under‑12 et under‑14, ateliers de prévention de la santé mentale et rencontres régulières avec les enfants.
Elle a expliqué que ces sessions de prévention ont lieu environ deux fois par an et rassemblent entre 50 et 60 enfants à chaque fois. La fondation organise aussi des événements où Svitolina elle‑même participe, cinq ou six fois par an, souvent aux côtés de Sergiy Stakhovsky. L’objectif est multiple : soutenir la pratique du tennis, offrir des moments de joie et d’évasion, et surtout donner aux jeunes une source d’inspiration concrète.
Une mission ressentie et vécue
« Je le sens comme ma mission », a‑t‑elle affirmé. Elle a chiffré l’ampleur de l’engagement : « nous avons 400, 500 enfants qui viennent de toute l’Ukraine, et nous voulons pallegger avec eux ». Pour Svitolina, ces instants où les yeux des enfants s’illuminent sont irremplaçables : « ça me touche le cœur, et je veux faire encore plus pour eux ». Malgré un agenda chargé, elle met un point d’honneur à retourner autant que possible en Ukraine, simplement pour être présente.
Padel, académie et bien‑être
Parallèlement aux actions liées au tennis, Svitolina a récemment lancé un club de padel. Elle explique que le padel, sport en pleine expansion, constitue un excellent vecteur d’inclusion et de socialisation : accessible à tous les âges, il permet de pratiquer ensemble, de libérer des tensions et de retrouver une routine plus saine pour l’esprit. L’ouverture de ce club s’inscrit dans une stratégie plus large : stimuler la pratique sportive locale, proposer des activités collectives et promouvoir le bien‑être mental, essentiel après des années difficiles pour la population.
Les déplacements et les sacrifices
Parler de son engagement, c’est aussi évoquer les contraintes logistiques et le risque. Les trajets pour rejoindre l’Ukraine sont longs — « 12, 15 heures de Varsovie vers Kiev » — et parfois éprouvants. Svitolina reconnaît prendre des risques mais souligne l’importance du lien familial : sa grand‑mère vit toujours en Ukraine et elle tient à la voir le plus souvent possible. Son mari, dit‑elle, comprend et l’encourage dans ces retours réguliers.
Ces déplacements témoignent d’une détermination profonde : au‑delà de la carrière sportive, c’est une présence humaine permanente qu’elle souhaite maintenir. Le jumelage entre performances sportives et actions sociales donne une dimension unique à son parcours : la joueuse n’est pas seulement une athlète mais aussi une actrice engagée dans la reconstruction du tissu sportif et psychologique de son pays.
